Visite surprise du Pape à ANAK-Tnk Manille

Au cours du grand rassemblement à l’université Saint Thomas, ce dimanche matin 18 Janvier 2015, devant des centaines de milliers de jeunes, le Saint Père a écouté avec émotion les témoignages de Jun Chura, 14 ans, et Glyzelle Iris, 12 ans, enfants des rues recueillis par la fondation ANAK-Tnk après avoir connu l’enfer des trottoirs de Manille. « Pourquoi Dieu permet-il ces choses, quand les enfants n’ont commis aucune faute ?», a demandé cette dernière en éclatant en sanglots.

 

Le Saint Père les a alors longuement pris dans ses bras. La scène d’une intense émotion a fait écho au thème de la visite papale : la compassion. «Chacun doit se poser la question, ai-je appris à pleurer quand je vois un enfant qui a faim, un enfant drogué dans la rue, un enfant qui n’a pas de maison, un enfant abandonné, un enfant abusé, un enfant utilisé par notre société comme esclave?» a martelé le saint Père avec fermeté.

 

Sans aucun doute, cette image restera l’une des plus marquantes du voyage apostolique du pape François aux Philippines.

 

L'émouvante rencontre du Pape avec les enfants de la Fondation

Retour en image sur les 2 événements de Janvier 2015 qui ont marqué la Fondation

 

Vendredi 16 janvier 2015…..Euphorie ! Après la messe célébrée par le Pape François à la cathédrale de Manille, plus de 300 enfants de la rue de la fondation ANAK-Tnk ont explosé de joie en voyant celui-ci franchir le seuil de la fondation pour une visite surprise !

 

«Ces enfants, pauvres parmi les pauvres sont peut être les victimes les plus vulnérables de notre société. Mais ils demeurent des maitres de joie, comme vous pouvez immédiatement le voir sur leurs visages souriants », a confié ému, au Saint Père, l’abbé Matthieu Dauchez, directeur de la fondation.

 

Le Pape François multiplie sans cesse les appels à se mettre à l’écoute des plus pauvres. Cette visite auprès des enfants qui ont connu les horreurs de la rue : mendicité, violence, drogue, prostitution prouve une fois de plus qu’il est vraiment le Pape des oubliés. « C’est extraordinaire … j’ai même pu le serrer fort dans mes bras » s’est réjoui Alvin, 10 ans.

 

Les enfants espéraient en effet avoir la chance de le rencontrer : en septembre dernier, ANAK-Tnk a lancé la campagne «Even us ?» où plus de mille lettres d’enfants ont été envoyées au Pape.